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Maradi, la ruée vers l’Or à Dan Issa

Chenagé-Garin Liman, un village de la commune rurale de Dan Issa (région de Maradi) vit au rythme effréné des sons de pioches, la conséquence de l’afflux des jeunes à la recherche de l’Or.

Ils sont nombreux les jeunes nigériens et ressortissants des pays voisins venus pour l’exploitation artisanale de l’or depuis près d’un mois.

Des dispositions urgentes doivent être prises pour réglementer l’exploitation, a indiqué Ali Moumouni, enseignant à l’université de Maradi au Studio Kalangou. « Vu le problème d’insécurité, il y a lieu vraiment d’encadrer » les jeunes avec la présence de plusieurs nationalités sur le site estime l’enseignant chercheur.

Lors de son déplacement sur ledit site d’orpaillage, le 15 août dernier, le Gouverneur de la région de Maradi, Zakari Oumarou, a mis l’accent sur la règlementation existant au Niger en matière d’exploitation minière.

Selon le gouverneur cité par l’agence nigérienne de presse (ANP), l’exploitation nécessite non seulement une autorisation mais également une carte d’orpaillage attribuée par les autorités ainsi que par une parcellisation dudit site. Ces étapes doivent obéir au préalable à une certification attestant de l’existence de l’or sur un site.

Lle gouverneur de la région de Maradi a expliqué aux orpailleurs la nécessité et l’obligation de respecter les conditions sanitaires liée s au covid-19 ainsi que face au choléra compte tenu de la présence des milliers de personnes (environ 5 000) sur le site de Chenagé-Garin Liman.

« La question de l’Or au niveau de Madarounfa » est connue depuis 60 ans selon Ali Moumouni, enseignant à l’université de Maradi. Sur ce site dit-il, « on a des indices, mais ici ils sont en train d’exploiter les alluvions, il faut chercher la source ». Précisant que « les affleurements sont plus au sud » et géologiquement « c’est la même zone que celle de Zamfara(Nigéria) ».

Il faut savoir que l’or alluvionnaire est issu des dépôts créés par le mouvement de l’eau. Ce qui n’est pas pareille avec l’or que l’on retrouve en profondeur.

 

Interview deAli Moumouni, enseignant à l’université de Maradi 


Faride BOUREIMA.

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