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Galettes nigériennes appelées communement massas

Filingué-Balleyara/ Les conducteurs de taxi-motos de ces départements se reconvertissent ou s’exilent !

Le Studio Kalangou a interviewé un de ces jeunes. Aujourd’hui, Oumarou Fandou cuisine des galettes, son lieu de commerce est bien choisi, l’axe le plus animé de la ville de Balleyara. Tous les soirs, il régale les habitués comme les voyageurs qui transitent par-là, comme s’il avait toujours fait ce métier ! Pourtant, il l’a commencé il y a moins d’un mois ; depuis que l’Etat, a interdit, le 13 janvier, toute circulation des motos, de jour comme de nuit, dans les départements de Filingué et Balleyara (des territoires de la région de Tiallabéri).

Oumarou Fandou raconte : « Mon activité actuelle est la vente de massa – galettes – C’est quelque chose que j’ai trouvé dans la famille, que j’ai pris comme travail. Maintenant, tout va vraiment bien pour moi, je subviens à mes besoins et à ceux de ma famille. Il y a une différence avec le métier de conducteur de taxi-moto, parce qu’étant conducteur de taxi-moto, on peut passer toute une journée sans un seul client. Alors que là, il y a des bénéfices, tu peux épargner 2 000 F CFA par jour. Etre conducteur de taxi-moto n’est pas aussi lucratif que la vente des galettes. ».

Aux autres conducteurs de taxi-moto qui chôment encore, Oumarou Fandou lance un appel : « Ce que j’ai à dire à mes camarades : au lieu de s’exiler à l’étranger pour trouver un travail, il vaut mieux rester chez soi pour travailler et faire profiter sa famille de son travail. ».

Interview de Oumarou Fandou


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