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Un enfant malade est assis sur les genoux de sa mère à l'hôpital de Banadir à Mogadiscio, en Somalie, le 9 mars 2017. /Photo AMISOM / Tobin Jones / Source : iwaria.com

Lutte contre le paludisme au Niger

Le paludisme est une maladie à fort taux de mortalité qui sévit dans les pays africains et le Niger n’est pas épargné. Cette maladie qui rime avec la saison pluvieuse fait des dégâts énormes en cette période avec un taux très élevé de cas

Dans un communiqué issu du conseil des ministres du vendredi 09 octobre 2020 l’ancien ministre de la santé publique Dr Idi Illiassou Mainassara a indiqué que du 1er janvier au 7 octobre 2020, 2 449 858 cas de paludisme ont été confirmés dont 2449 décès, ceci dans un article de l’agence nigérienne de presse disponible ici.

Cette situation s’explique du fait que la saison pluvieuse de l’année dernière est marquée par des inondations et du fait que les moustiques se développent au niveau des eaux stagnantes.

Malgré la mise en place de plusieurs moyens de lutte contre cette maladie par le programme national de lutte contre le paludisme, notamment la chimio prévention, plusieurs phénomènes on fait obstacle à cette lutte. Selon Mme Djermakoye Hadiza Jakou directrice du programme le Corona virus a impacté sur leur lutte contre la maladie « la pandémie de la Covid-19 a fortement impacté sur nos activités, en ce qui concerne le paludisme cela s’est vu surtout dans l’organisation des différentes campagnes de préventions ». Ce sont ces campagnes qui aident à diminuer le nombre de cas, à travers la distribution des moustiquaires qui servent à protéger toute la famille et la chimio prévention qui est administrée aux enfants de 3 à 59 mois a-t-elle expliqué.

La chimio prévention contribue beaucoup dans la lutte contre le paludisme a expliqué Mme Djermakoye Hadiza Jakou « ceux sont des médicaments de prise en charge que nous donnons à partir du mois de juillet, août, septembre, octobre à raison de 3 jours de prise par mois. Nous avons commencé très tôt au Niger depuis 2013 au moment où l’OMS lançait cette recommandation, nous avons commencé avec 200 000 enfants et nous sommes passé en 2019/2020 à plus de 4 000 000 d’enfants qui sont protégés pendant la période de haute transmission ».

Ces différents procédés contribuent beaucoup ans la lutte contre le paludisme au Niger comme en témoignent les chiffres qui montre une diminution de l’incidence chez les enfants de moins de 5ans qui est passé de 465 pour 1000 cas à 296 pour 1000 cas de 2017 à 2019 a expliqué Mme Djermakoye Hadiza Jakou.

Pour cette année aussi des campagnes de préventions sont prévues. « Nous sommes presque prêt, la particularité c’est que nous avons étendu la mise en œuvre à d’autres districts et nous continuons à coupler cette protection chez les enfants au dépistage de la malnutrition » a affirmé Mme Hadiza tout en respectant les mesures de prévention contre la COVID-19. Pour elle, nous sommes En route pour un Niger sans paludisme.

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