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Un homme regarde un stand avec des produits pharmaceutiques sur une place du marché à Agadez, dans le nord du Niger, le 26 septembre 2010. ISSOUF SANOGO / AFP

Dosso / L’automédication à Dogondoutchi : quelles conséquences pour les utilisateurs ?

Au Niger, précisément à Dogondoutchi, département situé dans la région de Dosso, l'automédication pose d’énormes problèmes pour les agents de santé dans la prise en charge des malades souffrants du paludisme, explique le médecin chef du district sanitaire, Dr Soumana Harouna.

L’automédication selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), consiste à la prise de médicaments sans prescription médicale, dans le but de soigner une affection ou un symptôme.

A Dogondoutchi, ce sont notamment les personnes   souffrant du paludisme qui s’adonnent à cette pratique, nous explique Dr Soumana Harouna, le médecin chef du district sanitaire : « Avec ce contexte de paludisme, on a constaté que les gens font de l’automédication. Quand l’enfant est malade, il fait sa fièvre, ils ne viennent pas au centre sanitaire. Ils restent au village pour acheter du paracétamol chez le boutiquier d’à côté. Or le paracétamol n’est qu’un antipyrétique pour juste faire baisser la fièvre ».

Les personnes qui choisissent l’automédication, avancent diverses raisons ; les uns déplorent un mauvais accueil dans les structures sanitaires, des coûts élevés de la prise en charge.

Tandis que les autres, eux préfèrent recourir la médecine traditionnelle.

Du coup « quand ils arrivent, déjà l’enfant rentre dans une complication, soit il est en train de convulser ou bien est déjà anémié. Et le plus souvent, les enfants référés chez nous viennent dans un état grabataire. Parfois avant même la transfusion, certains patients décèdent » souligne le médecin, Dr Soumana Harouna.

L’automédication expose celui qui la pratique à des dangers avec des graves conséquences sur la santé, explique le médecin chef du district sanitaire de Dogondoutchi.

Pour éviter tout cela, les professionnels de santé, conseillent de fréquenter le centre de santé le plus proche dès l’apparition d’un signe de maladie, afin d’éviter toute complication.

Interview de Dr Soumana Harouna


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