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Des girafes de Kouré / Studio Kalangou

Kouré : Cohabitation entre la girafe et la population

« La girafe est venue trouver la population, et depuis leur arrivée jusqu’à aujourd’hui cette population l’a acceptée, mais il ne manque pas de temps en temps des petits conflits liés à la cohabitation » nous explique Mr Laminou Saidou conservateur de la zone Girafes et chef service communal de l’environnement de Kouré.

La cohabitation entre la girafe et la population dans la zone de Kouré n’est pas un long fleuve tranquille. Elle est parfois parsemée d’embûches et cela parce qu’ « avec le changement climatique, la dégradation de son habitat, elle a changé un peu son régime alimentaire, donc elle a commencé à gouter aux cultures vivrières et fruitières, et cela ne va pas sans engendrer des représailles » selon le commandant Laminou Saidou. La girafe se nourrit essentiellement de feuilles d’acacia, mais avec l’accroissement de la population, leur espace, estimé à 360 000 hectares se retrouve grignoté par les champs, réduisant ainsi leur zone de pâturage. Il y a aussi l’augmentation de leur propre population passant de 50 individus seulement dans les années 1990 à plus de 700 individus en 2020. Les poussant à s’introduire dans les champs et à se nourrir des cultures comme le haricot. « L’Etat, en cas de dégât, ne rembourse pas, il fait des travaux communautaires sous forme de compensation » explique le conservateur de la zone Girafes de Kouré. Pour continuer à préserver cette cohabitation exceptionnelle, rare dans le monde, des efforts sont consentis, aussi bien au niveau de la population que de l’état. Pour Saidou Laminou, « des réflexions sont en cours pour rendre cette cohabitation durable ». Parmi les mesures déjà en place, il y a les 50 % du billet d’entrée sur le site de Kouré qui revient sous forme d’aide à la population.

Interview de Laminou Saidou conservateur de la zone Girafes


 

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