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Des hommes fumant la chicha / SIMON MAINA / AFP

A Birnin N’Konni, la consommation et la vente de la chicha est interdite

Au Niger, la consommation de la chicha aussi appelée narguilé est un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur au Niger. En plus d’être vecteur de maladies, ce produit contient de nombreuses substances nuisibles qui le rendent encore plus dangereux. De plus, la consommation du narguilé est un phénomène qui concerne aussi bien les garçons comme les filles. Malgré l’interdiction de sa consommation par les autorités, la chicha continue à séduire beaucoup de jeunes.

A Birnin N’Konni, la consommation de la chicha évolue

Dans le département de Konni, l’attrait pour ce produit « ne fait qu’augmenter…avant, cela ne se pratiquait que dans un seul endroit ou deux. Maintenant c’est très difficile de passer dans une rue, sans voir des jeunes autour de la chicha » déplore au micro du Studio Kalangou le docteur Soumaila Ousmane, maire de la commune urbaine de Konni (région de Tahoua).

En général, la consommation du narguilé est collective. Les jeunes se retrouvent autour d’un seul fourneau et se passent le même embout pour aspirer la fumée. Cette attitude peut être la source de transmission de certaines maladies, c’est également un grand risque de propagation dans le contexte de la pandémie de la Covid-19.

Toutes ces problématiques ont conduit les autorités de Birni N’Konni à prendre des mesures drastiques. Notamment avec l’arrêté de la région de Tahoua datant du 20 août 2020 qui prévoit des amendes envers les contrevenants. « Ce phénomène prend de l’ampleur chez les jeunes. Donc, c’est pour cela qu’on s’est dit qu’il faut rapidement prendre des mesures. Voilà pourquoi nous avons sorti cet arrêté selon lequel tous les chichas-clubs de Konni seront fermés » de même que la vente et la consommation de ce produit rappelle Soumaila Ousmane.

Des effets néfastes sur la santé

Plusieurs études ont démontrées que la consommation du narguilé provoque plus de maladies respiratoires et de cancers que la cigarette. Selon la conclusion d’une méta-analyse portant sur 542 études publiée dans la revue Public Heath Reports, au cours d’une seule séance de chicha, une personne inhale 125 fois plus de fumée que lorsqu’elle fume une cigarette, mais aussi 25 fois plus de goudron et 10 fois plus de monoxyde de carbone qui sont des substances toxiques pour l’organisme.  

En plus d’être toxique, la chicha expose les fumeurs à des quantités de fumée beaucoup plus importantes que celles de la cigarette. En effet, la durée des sessions de fumage durent généralement plus d’une demi-heure. 

Interview de Soumaila Ousmane, maire de la commune urbaine Konni


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