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Une gazelle dorcas / Source : Wikimedia Commons

Massacre de 40 gazelles dorcas : contribution de la population de la zone à la sauvegarde de la réserve

40 individus de gazelles dorcas ont été massacrés dans la réserve du Termit Tin Touma début juillet 2020. Réserve qui s’étend sur 97 000 km; créée par décret N°2012- 075/PRN /MH/E/ du 06 mars 2012. Elle se trouve à cheval entre les régions d’Agadez, Zinder et Diffa. A part les gazelles dorcas, la réserve abrite également la dernière population au monde de grandes antilopes (Addax) sahariennes vivant en liberté, la gazelle dama, le guépard saharien, le mouflon à manchette, des tortues et bien d’autres espèces d’oiseaux et de reptiles.

C’est dans cette aire protégée de Termit Tin Touma qu’est survenue un braconnage massif faisant de dizaines de victimes de gazelles dorcas, une espèce protégée.

« Avec une population estimée (dans le monde) entre 35 000 et 40 000 animaux, la gazelle dorcas est considérée comme une espèce menacée » selon le site  manimalworld.net disponible ici. Sur les 40 gazelles tuées dans la réserve, 30 sont des femelles, ce qui constitue une énorme perte pour la survie de ces petites gazelles.

La réserve est en partenariat depuis 2018 avec l’ONG NOE, une association internationale à but non lucratif ayant pour mission de sauvegarder la biodiversité. L’Etat nigérien lui a confié la gestion de la réserve pour une durée de 20 ans.

Ce massacre dont la réserve est victime remet sur la table la question de la protection de la faune au Niger. Est-ce que les habitants des alentours sont assez sensibilisés sur la protection des animaux de la réserve naturelle ? Est-ce qu’il y a assez de gardes forestiers pour y patrouiller ?

D’après Mr Mamane Halidou, directeur régional de l’environnement de la salubrité urbaine et du développement durable de Zinder, la communauté est pleinement informée « la sensibilisation, l’information, en rapport avec la protection et la conservation de ces différentes espèces qui sont au niveau de la réserve du Termit Tin Touma, se fait vraiment presque chaque jour. Il y a des agents communautaires qui sont des ressortissants même de la communauté formés pour sensibiliser la communauté sur l’importance de cette réserve ».

Et selon Mr Issoufou Alhaji Atoumane, membre du projet Délégation de Gestion « ça nous a vraiment fait mal, vous avez vu même maintenant c’est la population elle-même qui a attrapé les braconniers parce que cela les a beaucoup blessé », la population participe à la sauvegarde de la réserve.

Interview Mamane Halidou


Interview Atoumane


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