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Assises de Tillabéri/ Trois condamnations à mort prononcées

La peine de mort ou la peine capitale, est une peine prévue par la loi consistant à exécuter une personne reconnue coupable d’un crime. Selon beaucoup de défenseurs des droits humains, cette disposition légale viole les droits fondamentaux de la personne humaine, particulièrement le droit à la vie et du droit de ne pas subir ni la torture ni des peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants. Ces deux droits sont protégés par la déclaration universelle de droits de l’homme, adopté par l’ONU en 1948. Aujourd’hui plusieurs pays ont aboli la peine capitale pour sauvegarder la vie humaine. Néanmoins certains pays continuent toujours de l’appliquer. C’est le cas du Niger avec deux sentences en 2019, en mars à Zinder et Mai à Niamey.

L’année 2020 commence avec force sur ce plan suite aux trois condamnations à mort prononcées le samedi 15 février 2020 aux assises de Tillabéri. Cette situation a alerté l’opinion publique nigérienne. En effet ces trois peines de mort retenues ont surpris beaucoup de défenseurs des droits de l’homme qui croyaient ce temps révolu. Au micro du studio Kalangou, Barba Ilou Almoctar, président de la coalition nigérienne contre la peine de mort, réagit en ces termes « nous avons assisté avec tristesse à deux peines de mort prononcées à Zinder et à Niamey en 2019 contrairement à la volonté du président de la République de l’abolir dans son décret de 2016 de transformer les peines de mort en des condamnations à vie. La constitution de la république du Niger a consacré le caractère sacré de la vie humaine dans ses articles 11,12 et 13. Il est donc nécessaire de réviser le code pénal afin qu’elle puisse abonder dans le sens que la charte fondamentale ».

Interview de Barba Ilou Almoctar


 
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