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Les gens et la circulation se déplacent le long d'une rue à Agadez, dans le nord du Niger le 5 avril 2017. © ISSOUF SANOGO / AFP

Agadez / Des demandeurs d’asile contraints de faire des petits travaux pour survivre

« Je suis payé à 1000 f CFA le jour, c’est une somme dérisoire qui me permet de prendre le taxi… Je ne sais pas si cette somme correspond à ma paie… » a confié au Studio Kalangou Mahamat Ali, un refugié demandeurs d’asile, vivant à Agadez. Ce dernier travaille dans un hôtel à Agadez en qualité d’aide-cuisinier, serveur et plongeur à la fois.

Depuis plusieurs années déjà ; le Niger accueille des réfugiés de guerre ou de crises venus de plusieurs pays d’Afrique à la recherche de refuge.

Le nombre de demandeurs d’asile ne fait que s’accroitre et beaucoup n’arrivent pas à s’accommoder à cette situation à Agadez où ils attendent depuis deux années déjà. Pour ne pas vivre dans la dépendance, ils enchainent des petits boulots. « Cela fait 2 ans que je suis à Agadez. J’ai passé un an à l’hôtel et une année au centre » a ajouté Mahamat Ali.

Ce demandeur d’asile gagne environ 30.000 f CFA par mois, il souhaite changer de lieu, mais son statut actuel, ne le lui permet pas. «  J’ai envie d’aller travailler quelque part d’autre, mais le problème est que je ne dispose pas de papiers… Mais également je suis obligé de travailler, sinon je risque de me retrouver dans une autre situation encore plus délicate ».

Interview de Mahamat Ali


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