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Neuf drapeaux du Niger (photo prise à Zinder) © NigerTZai

An 61 du Niger : vivre la République avec toutes ses valeurs

L’évolution politique nigérienne est marquée par plusieurs interruptions de l’exercice démocratique avec des renouvellements de la Constitution. Le trajet politique et constitutionnel du Niger est inédit eu égard au nombre de Constitutions adoptées depuis la Proclamation de 1958. Ce qui est injustifié, selon Maina Kartey Boukar : « On est à la 7ème République, c’est-à-dire qu’on a changé beaucoup l’ordre constitutionnel. Le Niger a connu quatre coups d’Etat militaires en 61 ans, 4 transitions militaires, une transition civile ; elle-même qualifiée de coup d’Etat civil par certains doctrinaires africains. Et puis une classe politique très instable et agitée ».

L’évolution se fait au grès des circonstances politiques. « Il y a des pays africains qui sont à leur deuxième Constitution ; et certains autres à leur 3ème parce qu’à partir de 1990, chacun a changé son ordre constitutionnel et ça évolue. Et je pense que le développement du constitutionnalisme, ce n’est pas la multiplication des Constitutions. C’est quand il y aura ancrage de la Constitution et de ses mécanismes dans le comportement des acteurs politiques », poursuit Maina Kartey Boukar.

Malheureusement les acteurs politiques et ceux qui ne sont même pas politiques ne se sont pas appropriés la Constitution comme norme de référence dans la résolution des crises. « Les gouvernants et nous aussi les gouvernés ne faisons pas du Droit en général, et de la Constitution en particulier, des références essentielles pour le progrès ; et c’est pourquoi il y a un problème pour le développement du pays », poursuit-il.

La République, nous devons la vivre avec toutes les valeurs et tous les principes qui impliquent ce type de système politique dira enfin le constitutionaliste.

 

Interview de Maina Kartey Boukar


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