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Image parMabel Amber, still incognito... de Pixabay

« Lutter contre la peine de mort, ce n’est pas de libérer les criminels », déclare Garba Illou Almoctar de la Coalition Nigérienne contre la Peine de Mort

Célébrée chaque 10 octobre, la journée internationale de la lutte contre la peine de mort. Occasion pour les organisations luttant contre cette pratique de donner de la voix, en menant des activités de sensibilisation et de plaidoyer pour abolir la peine de mort.

« Les enfants, ces victimes invisibles de la peine de mort » est le thème retenu cette année. Au Niger, une semaine de mobilisation et de plaidoyer est initiée par deux organisations nigériennes :  la Coalition Nigérienne contre la Peine de Mort et le Mouvement Abolitionniste Nigérien. 

« …parmi les huit condamnés de Zinder et Niamey, certains ont des enfants. Ces détenus ne voient plus leurs enfants et finalement la famille est dispersée », déplore Garba Illou Almoctar, le président la Coalition Nigérienne contre la Peine de Mort au micro du Studio Kalangou. Il estime que « les enfants sont des victimes parce que ce sont eux qui sont exposés dans la nature et qui risquent d’être une bombe à retardement ».

Si la peine de mort est prononcée pour les crimes jugés graves, il est impérieux de se souvenir que ces condamnés restent liés à la société dira Garba Illou Almoctar pour qui les condamnés ont besoin de soutiens « psychologique, par des visites, il faut les encadrer, les soutenir sur le plan médical… ce sont des humains ». Le défenseur des droits humains plaide pour un Niger sans peine de mort et précise que : « lutter contre la peine de mort ce n’est pas libérer les prisons, ni libérer les criminels dans la nature…».

Même si ces dernières années le Niger n’a pas exécuté des condamnés, la peine de mort n’est pas encore abolie.