AGADEZ / Des activités économiques en péril pour cause de dégradation des terres

Catégorie

Articles

Publication

mercredi 3 avril 2019 14:54

Affichage

285

L’une des conséquences du changement climatique est la dégradation des terres. Cette dégradation ou « érosion », rend les terres non-cultivables, improductives et favorise l’avancée du désert. Ainsi, ceci contraint les populations à se déplacer. Au Niger, la région d’Agadez est touchée par ce phénomène.

Dans une interview du lieutenant-colonel Issoufou Labo, directeur régional de l’environnement d’Agadez, il ressort qu’on retrouve « Des terres incultes qui ne retiennent pas l’eau en cas de pluie dans des localités comme l’Air, le Talack, l’Irazère, le Tamesna ».

La terre, une ressource fondamentale pour les communautés, est menacée-en continu- par la surexploitation. Une menace sérieuse qui touche les ressources en terre et en eau à certains endroits bien que la disponibilité de celles-ci y soit l’une des plus élevée sur terre.

C’est aussi la conséquence directe des besoins d’une population en croissance, combinée à des pratiques inappropriées de gestion des terres. Issoufou Labo précise que « Les terres incultes ne permettent aucune reproduction de végétation pouvant contribuer à nourrir le bétail, dans une localité où l’activité principale est l’élevage… »

Selon les spécialistes, plus de 75 % de la surface de notre Terre subit aujourd’hui une dégradation, et cela pourrait excéder les 90 % d’ici 2050, à cause des activités humaines selon une étude du scientifiqueRobert Watson, en mars 2018.

A Agadez, l’augmentation des dunes de sable représente une autre forme de dégradation. Selon M. Issoufou : «  Généralement ces dunes de sable impactent directement les oasis et les vallées de la localité privant ainsi les communautés d’activités génératrices de revenus… ». Donc, ce qui impacte négativement les cultures, précise-t-il: « Les palmerais disponibles se dessèchent, et on constate aussi une réduction de la production des dattes ».

La dégradation des sols et la désertification, dans le monde, constitueraient bientôt des problèmes difficiles à résoudre. Ceux-ci risqueraient d’impacter les générations futures, si des solutions appropriées ne sont pas proposées. Car, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, 95 % de notre nourriture provient directement ou indirectement de la terre.