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Appel-téléphone / Source : www.pixabay.com - CC0

Niger/ Taxe sur la terminaison du trafic international entrant TATTIE : pourquoi et quel impact sur les utilisateurs du téléphone ?

Les opérateurs de la téléphonie mobile du Niger vont prélever la  taxe sur la terminaison du trafic international entrant (TATTIE) et la reverser à l’État du Niger. C’est ce qui est inscrit dans le projet de la loi de finances 2019 en discussion au parlement nigérien. Dans la précédente loi, celle de 2018, actuellement en exécution, tous les opérateurs avaient été exonérés de la TATTIE afin d’accroitre leurs investissements pour améliorer la qualité de leurs services au profit des usagers de l’ensemble du Niger. Une promesse non tenue et qui explique cette imposition pour 2019.

L’an dernier, au stade de projet, cette exonération de TATTIE, avait été qualifiée, par la société civile de « cadeau fiscal » accordé à ces mêmes opérateurs. L’objectif visé n’étant pas atteint, c’est ce qui expliquerait ce changement de fusil d’épaule par l’exécutif nigérien.

Pour connaître l’impact que peut avoir une telle taxe dans le portefeuille des usagers du téléphone, Studio Kalangou a interrogé un acteur averti qui lutte depuis l’an dernier contre certaines mesures de la loi de finances 2018. Moussa Tchangari,  explique que « …la taxe est prélevée sur le temps de l’appel entrant … ». Cela signifie que « …quand quelqu’un appel de l’extérieur vers le Niger, sur chaque minute de communication il y a un montant qui est  prélevé par la société qui est ensuite reverser à l’État … ». C’est donc une taxe qui cible uniquement les appels téléphoniques à destination du Niger et dont l’essentiel du coût est supporté par l’émetteur de cet appel. Le récepteur qui réside au Niger ne se verra pas facturé en décrochant son téléphone.

La TATTIE qui était à «25 francs CFA» par minute d’appel entrant est à présent fixée,  « …selon le nouveau projet de loi de finances  pour 2019, à 88 francs par minute de communication pour les opérateurs qui n’ont pas de licence G4... » et 50 francs CFA pour ceux qui en possèdent, a ajouté Moussa Tchangari.

Cependant, élargir l’assiette fiscale ne suffit pas, il faudrait que l’État arrive à exercer son autorité. Pour Moussa Tchangari, le tout est de savoir « …quel contrôle on met en place pour s’assurer que les compagnies déclarent ... » ce qu’elles gagnent.

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Economie
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