Pénurie de gasoil à Niamey, des usagers témoignent

Depuis le début du mois de juillet 2026, la ville de Niamey fait face à une pénurie de gasoil qui ralentit une partie de ses activités économiques et de transport. Dans les stations-service de la capitale nigérienne, le constat est le même : des pompes souvent à sec ou, lorsqu’elles sont approvisionnées, de longues files d’attente de véhicules s’étirant sur plusieurs mètres.
Nous sommes partis à la rencontre des usagers.

Le quotidien des usagers mis à rude épreuve

Sur le terrain, la recherche de gasoil s’est transformée en un véritable parcours du combattant pour les conducteurs. Beaucoup sont contraints de sillonner la ville et de faire preuve de patience pour espérer remplir leur réservoir.

Un usager que nous avons rencontré illustre bien cette difficulté : « Moi, je viens de faire la 5ème station pour pouvoir au moins obtenir quelque chose avant de pouvoir commencer mes activités. Je suis dans la queue depuis 40 bonnes minutes, jusque-là mon tour n’est pas encore arrivé. »

Le temps passé dans ces files d’attente a des répercussions directes sur l’organisation du travail. Pour les professionnels du transport, chaque heure immobilisée représente une perte de productivité. Cette autre personne rapporte : « Moi ça fait 2h de temps que je suis là », explique un autre automobiliste inquiet pour la suite de sa journée. « Et vraiment, 2h de temps dans une structure qui travaille avec des véhicules, c’est beaucoup. Il faudra vraiment qu’on trouve une solution pour nous. »

L’attente d’une régulation rapide

Face à ce désagrément, le désarroi des populations laisse place à un appel aux autorités pour fluidifier la distribution et soulager les usagers de la route.

« Il y a une file qui ne finissait jamais. Vraiment la situation n’est pas facile », déplore un citoyen exaspéré par l’attente. « Le gouvernement doit créer un mécanisme. Ils ont le pouvoir de faire tout. Nous les attendons et nous comptons toujours sur eux. Vraiment les gens souffrent. »