À l’occasion de la fête de Tabaski, célébrée ce mercredi 27 mai 2026 au Niger, Dr Sani Abdoul Madjid, imam et prédicateur, revient sur les recommandations liées au sacrifice, au partage de la viande et à sa conservation. Pour lui, cette célébration religieuse doit rester un moment de foi, de responsabilité et de solidarité envers les autres.
Une fête religieuse célébrée sur l’ensemble du territoire
La communauté musulmane célèbre ce mercredi la fête de l’Aïd El-Kébir, aussi appelée Tabaski ou fête du sacrifice. Au Niger, le Conseil islamique, a annoncé que cette célébration aurait lieu le mercredi 27 mai 2026 sur l’ensemble du territoire national.
À Zinder, comme dans d’autres localités du pays, les fidèles qui en ont les moyens procèdent à l’immolation d’un animal, conformément aux recommandations de la religion musulmane. Mais au-delà du sacrifice, la Tabaski est aussi présentée comme un moment de partage, d’entraide, et de rapprochement entre les familles, les voisins et les personnes en situation de besoin.
Retrouvez l’intégralité de son entretien dans notre émission le Niger sur Kalangou.
Listen to « Tabaski au Niger : comment sacrifier, partager et conserver la viande ? (Le Niger sur Kalangou) » on Spreaker.Le sacrifice, un acte encadré par la religion
Interrogé par Moustapha Maman Sani, notre correspondant à Zinder, Dr Sani Abdoul Madjid rappelle que le sacrifice de Tabaski obéit à des préceptes religieux. L’acte ne doit pas être réduit à une simple pratique sociale ou festive, il doit s’inscrire dans une démarche de foi, de respect des prescriptions religieuses et de générosité.
Le partage de la viande doit respecter certaines règles
L’imam et prédicateur insiste également sur le sens du partage de la viande. Dans l’esprit de la fête de Tabaski, la viande issue du sacrifice ne doit pas être réservée uniquement à la consommation familiale, elle constitue aussi un moyen de soutenir les proches, les voisins et les personnes qui n’ont pas pu immoler un animal. Cette dimension sociale reste l’un des messages centraux de la fête.
L’aumône, entre solidarité et responsabilité
Pour Sani Abdoul Madjid, l’aide reçue doit être utilisée de manière utile et responsable par les bénéficaires, dans le respect de l’objectif de solidarité qui accompagne cette fête. La Tabaski est ainsi l’occasion de renforcer les liens communautaires, mais aussi d’éviter les comportements qui dénaturent l’esprit du sacrifice.
La conservation de la viande après l’immolation
Autre point abordé : la conservation de la viande par les fidèles au Niger. Après l’immolation, de nombreuses familles se retrouvent avec une quantité importante de viande à gérer. L’imam invite à la prudence et à la responsabilité afin d’éviter le gaspillage.
Sur le plan sanitaire, l’Organisation mondiale de la Santé recommande notamment de séparer les aliments crus des aliments cuits, de bien cuire la viande et de conserver les aliments à bonne température pour limiter les risques liés à l’alimentation.