Désert du Ténéré : les puits d’Achigour et Espoir asséchés

Dans le désert du Ténéré au Niger, les puits sont des passages obligés particulièrement sur l’axe Agadez-Dirkou. Sur cet axe long de près de 600 kilomètres, deux puits servent de…
Désert du Ténéré : les puits d’Achigour et Espoir asséchés
Image d'illustration / John Spooner / Source : flickr.com / CC BY-NC 2.0)

Dans le désert du Ténéré au Niger, les puits sont des passages obligés particulièrement sur l’axe Agadez-Dirkou.

Sur cet axe long de près de 600 kilomètres, deux puits servent de point d’eau et de repos dans un environnement aride pour les voyageurs. Ce sont les puits d’Achigour et Espoir ; deux sources situées en plein cœur du désert du Ténéré.

Aujourd’hui, ces points d’eau qui ravitaillent les usagers de la route Agadez-Dirkou sont en mauvais état. « Ce sont des puits en plein désert ! Aujourd’hui ces puits n’ont plus d’eau. » C’est ce qu’a confié Lawel Taher, membre de la croix-rouge de Bilma à Moussa Mamane, correspondant de Studio Kalangou.

Lawel Taher souligne « qu’auparavant » ces puits ont été réhabilités trois fois de suite par le bureau régional du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) d’Agadez. Et Cela, en collaboration avec la Croix-Rouge de Bilma et d’Agadez.

Cette route est empruntée par des migrants à destination de la Lybie dans l’espoir de rallier l’Europe. Le puits Espoir est l’un des arrêts pour les migrants.

Construit en 2003 grâce à un financement de l’Union Européenne et de la Coopération canadienne. Avec plus de 190 mètres de profondeur ; cette source d’eau située à la limite du département de Tchirozérine à plus de 300 km de Dirkou a tari aujourd’hui.

Lawel Taher, membre de la croix-rouge, lance un appel à l’endroit des transporteurs, des ONGs et des autorités pour la réhabilition de ces puits. Des points d’eaux vitaux dans le désert du Ténéré nigérien.
Si un camion transportant des voyageurs tombe en panne, « ses passagers auront besoin de l’eau ; s’il n’y en a pas, cela peut entrainer des pertes en vies humaines ».

« Dans cette zone, c’est le manque d’eau qui est la cause de plusieurs décès » précise Lawel.

Selon ce dernier, les puits  ne sont plus entretenus. « Il n y a pas de puisards, pas de corde, il n y a rien ! » conclut Lawel Taher. 

Les puits d’Achigour et Espoir sont distants de 107 kilomètres.

Faride BOUREIMA.