Diabète au Niger : la prévalence actuelle est l’une des plus élevée de la sous-région.

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jeudi 17 novembre 2016 14:04

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Le lundi 14 Novembre 2016, le Niger a aussi célébré la Journée Mondiale de lutte contre le diabète.

A cette occasion, les pouvoirs publics ont exhorté les populations  à se faire dépister. Dans la majorité des cas, le diabète est découvert de façon fortuite ou à l'occasion d'une complication.

C’est le cas plus précisément au Niger, la prévalence actuelle du diabète est l’une des plus élevées de la sous-région (4,3%). La majorité de ces diabétiques ne connaissent pas leur statut.

A cette occasion, le Forum de Studio Kalangou a consacré une table ronde sur ce sujet.

Parmi les invités le Dr Aminou Mamanne Sani, diabétologue et endocrinologue, à l’Hôpital national de Niamey, coordinateur du projet « Amélioration de la santé des diabétiques au Niger », un projet de l’ONG FORSANI (Forum pour la Santé au Niger). Extraits

« Très souvent, les diabétiques ignorent qu’ils sont diabétiques ; ils viennent au hasard faire le test de glycémie et c’est là qu’ils se rendent compte qu’ils sont diabétiques. …. il faut sensibiliser la population à venir se faire dépister.

La prévalence actuelle au Niger est l’une des plus élevée dans la sous-région, avec 4,3%.  Nos comportements expliquent cela. L’alimentation est trop sucrée. Aujourd’hui, à la télévision, on fait la promotion de produits sucrés. Au Niger, il y a ce manque d’éducation alimentaire qui fait que les gens pensent que bien manger, c’est manger très sucré, très gras. Des comportements qui amènent au diabète. Nous avons un comportement alimentaire hypercalorique, de sorte que l’ampleur du diabète va augmenter considérablement.

Les zones les plus touchée sont les zones urbaines, les villes comme Maradi où le niveau d’urbanisation est très important, comme Niamey, comme Tahoua. On trouve des cas très élevés de diabète dans ces régions. Dans les zones rurales on trouvera peut-être une prévalence de 2%, 1%... »

« La prise en charge est difficile, le coût financier, les médicaments coutent excessivement chers. Ils ne sont pas subventionnés comme pour les autres maladies, le sida, par exemple. Et, ceci, bien que le diabète tue plus que le Sida, plus que la tuberculose, plus que le paludisme réunis. Les trois maladies réunies tuent moins que le diabète. »

Gorko Amadou, patient diabétique, confirme les difficultés qu’il à fiancer son traitement

« Ca me coûte extrêmement cher. Pour voir le docteur, c’est 7500 francs CFA ;  tu vas deux fois, ça te fait combien ? En plus de ça, il y a les produits, …ce sont des produits chers, je prends une boite par exemple à 7000 F…..vous voyez ce que ça donne. »


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